Jour 6 : Vendredi 10 Juin 2011 -   DESCENTE DU TSIRIBIHINA –BEKOPAKA (100km)

Après le petit déjeuner, continuation de la descente. La fin du voyage est proche. Les gorges de la Tsiribihina se resserrent sur les touristes et annoncent l’arrivée à l’embarcadère. Continuation vers Bekopaka, la piste est poussièreuse et le paysage désertique. Arrivée à Bekopa dans l'après-midi, Installation à l'hôtel

Nuit à l’hôtel Orchidée du Bemaraha. www.orchideedubemaraha.com

Au petit matin nous avons juste le temps d'émerger de notre tente que nous prenons le large.

la-tente

maharani

Ah que c'est dur, la vie sur le fleuve !

héron

pirogue

laboureur

je-vais-te-croquer

Nous arrivons en vue de Belo sur Tsiribihina. Les caravanes de zébus s'apprettent à prendre le bac pour traverser la rivière.

zebus

Le bac, c'est ça :

le-bac

3 coques identiques à celle de notre bateau, vaguement reliées par des madriers attachés avec des cordes élimées, 2 moteurs et la foi ! Surtout que la traversée dure une heure, les routes à relier n'étant pas du tout l'une en face de l'autre et le milieu de la rivière étant occupé par un banc de sable.

Cela dit, en pirogue il faut aussi la foi !

la-foi

Nous accostons et déjeunons pour la dernière fois à bord en attendant notre chauffeur qui doit venir nous chercher avec son 4x4. Il ya 2 débarcadères à Belo (prononcez bélou) et évidemment nous sommes à un et notre chauffeur nous attend à l'autre ! Bon on débarque du bateau et on embarque à bord du 4x4 pour 100 km de piste en direction de Bekopaka. Notre chauffeur s'appelle José. Il nous annonce entre 4h30 et 5h de piste alors que c'est censé être une route Nationale !

Ah, bonne nouvelle, mon smartphone à redémarré comme si de rien n'était. Bon OK y'a encore des traces de boue derrière la vitre ... Mais après 15 minutes dans les eaux boueuses de la la Tsiribihina, on peut dire que Nokia reste du bon matos !

la-nationale

Nous pensons à ceux qui achètent des 4x4 flambant neufs pour faire le tour de la place de l'étoile. Là y'a pas d'autre solution, ou plutôt si : à pied en une semaine, en charrette zébu en 4 jours !

la-nationale-toujours

La piste est très poussiéreuse : nous sommes en saison sèche. José nous précise que pendant la saison des pluies la piste est impraticable et les habitants qu'elle dessert sont coupés du monde, en autarcie complète. Au début et la fin de la saison sèche il y a beaucoup de boue, des gués, et il arrive que des chauffeurs restent tankés avec leur touristes. Ils passent la nuit dans le 4x4, sans eau ni vivres ni téléphone portable, en attendant qu'un autre chauffeur passe et les aide à sortir !!!

Ce sera l'enfer de la piste, jusqu'au bac du la Manambolo à Bekopaka à 1 km de l'hôtel.

bac-sur-la-Manambolo

A l'arrivée à l'hôtel à Bekopaka c'est la surprise ! Un super hôtel avec piscine, un jardin tropical et tout et tout, au beau milieu de nulle part !

orchidee-du-bemahara

La douche est un vrai moment de bonheur après 3 jours sur la rivière sans se laver et 100 km de piste poussièreuse !!!