Jour 4 : Mercredi 08 Juin 2011- MIANDRIVAZO - DESCENTE DU TSIRIBIHANA

Très tôt dans la matinée et après le petit déjeuner, transfert à l’embarcadère pour la descente du fleuve.  Un chaland et son équipage attendent. Le départ est imminent, le trajet sera long. Le ronronnement du moteur se fait entendre et la petite croisière commence : d’abord sur Mahajilo, un affluent du fleuve, puis après environ quatre heures de navigation, entrée dans le fleuve de Tsiribihina. En fin d’après midi, installation du campement sur les vastes sables blancs qui bordent le fleuve. Campement en pension complète. Le temps s’est arrêté et le calme absolu règne sur  le fleuve.

 

Nous quittons notre guide Tani ici. Il retourne à Tana où nous le retrouverons plus tard dans notre périple.

Première étape, la Police ! En effet, il faut se déclarer avant de descendre la rivière. Notre accompagnatrice pour la descente de la rivière nous y emmène. Un boug' vient nous piquer nos passeports. Devant notre réticence il nous annonce qu'il est le chef du village. Très honoré, Monsieur le Chef du Village.

C'est à partir de ce moment que la tourista se manifeste, malgré nos précautions (lavage des mains, gel hydroalcoolique, pas de glaçons, pas de crudité, pas d'eau, ...)

La descente de la rivière commence par 30' de route et 1 heure de piste en minibus. C'est le même véhicule que les taxi-brousses, sauf que nous sommes seuls à bord avec quelques membres de l'équipage, au lieu des 28 passagers habituels ! Nous avons également embarqué 2 bidons de gasoil sur le toit : le carburant pour le bateau, pour les 160 Km de descente de la rivière.

taxi-brousse

Évidemment, avec l'état de la piste, les bidons, juste tenus par des ficelles, ont commencé à se faire la malle ! Un forte odeur de mazout nous a alertée et l'équipage a rafistolé le chargement "à la malgache".

taxi-brousse2

Nous arrivons dans un village au beau milieu du marché : terminus toute le monde descend ! Nous continuons à pied vers l'embarcadère entourés d'une meute d'enfants : Bonjour vazaha ! Photo vazaha !! Bonbon vazaha !!!

embarcadère

Nous montons à bord de l'Aurore Bleue. Nos admirateurs sont toujours là.

enfants-embarcadère

Nous distribuons quelques stylos Villa Mascarine et c'est la joie !

enfants-styloVM

Il est temps d'appareiller ... à pied : y'a pas beaucoup de fond ! Il en sera ainsi pendant les 160 km de descente où malgré la largeur du fleuve (1 km par endroit) la trajectoire est erratique pour éviter les bancs de sables et les hauts fonds.

appareillage

Commence alors la découverte de la vie du fleuve.

pirogue

heron-heron-petit-patapon

repiquage-du-riz

dans-la-boue-a-mi-cuisse

on-se-fait-doubler

On se fait doubler par un bateau identique au notre. Le palanquin sur le toit est pour le couple de touristes. La galerie dessous est le salon et la salle à manger où l'on prend nos repas. La partie fermée est la cuisine. Tout à l'arrière le moteur avec son système de transmission par courroie et le poste de pilotage avec un trou dans le roof pour scruter le fleuve à la recherche des meilleurs passages. Pour nous, il est uniformément ocre mais pour l'équipage ils savent le "lire".

L'équipage, parlons-en. Ils sont 7 à bord uniquement pour nous deux ! 2 pilotes, 2 cuistots, 1 hôte et 1 hotesse, 1 homme à tout faire. Il faut bien ça entre autre pour pouvoir dé-tanker le rafiot en cas de plantage sur un haut-fond.

Mecanique

Notez la sécurité ... et le pied sur la barre !

croco1

Ceux-là on en verra quelques-uns ainsi que des tortues fluviales !

L'après-midi on fait une halte pour aller admirer une cascade à quelques centaines de mètres du rivage.

au-mouillage

cascade

Puis le jour tombe, comme chez nous en hiver austral, vers 17h30. C'est l'heure pour les zébus de rentrer.

zebus

Nous accostons sur un banc de sable pour y passer la nuit. Pendant que l'équipage monte notre tente, les cuistots préparent le repas.

diner-a-bord

Notez bien le photophore malgache à partir d'une bouteille d'eau minérale Eau Vive !

Fin d'une journée bien remplie. Nous ne tarderons pas, dans le silence du fleuve, loin des rumeurs du monde, sans eau, sans électricité, sans téléphone portable, sans internet, à dormir à poings fermés.